Quand tu donnes un festin

Lc 14, 12-14

Texte

12 > Et Jésus disait aussi < > à celui qui l’avait invité. <
> Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, <> n’appelle pas <
> tes amis, tes frères, tes parents, des voisins riches <
> de peur <
> qu’eux aussi ne t’invitent en retour et qu’il ne te soit rendu en retour. <
13 > Mais quand tu donnes  un festin, <
> invite des pauvres, des infirmes, des boiteux, des aveugles, <
14 > et heureux sera-tu <
> ils n’ont pas de quoi te rendre en retour, <
> car il te sera rendu en retour <
> à la résurrection des justes. <

Premières notes

Gestes

Et Jésus disait aussi PAROLE : Les mains, paumes vers soi, remontent le long de la gorge et s’ouvrent pour accompagner la parole.

à celui qui l’avait invité : TOI : La main désigne quelqu’un devant soi.

Quand tu donnes un déjeuner ou un dinerL’UN ET L’AUTRE : Les mains désignent alternativement un côté puis l’autre.

n’appelle pasLes mains en porte-voix.

Tes amis, tes frères, tes parents, des voisins richesLes bras et les mains font alternativement le geste d’entasser devant soi. L’index de la main la plus haute se lève sur le mot « riche ».

de peurPOURQUOI : Les mains sont à hauteur du visage dans une attitude d’interrogation.

qu’eux aussi ne t’invitent en retour et qu’il ne te soit rendu en retourLes mains font alternativement un mouvement de soi vers l’extérieur, de plus en plus vite, évoquant la redondance.

Mais quand tu donnes un festinLes mains et les bras s’ouvrent à hauteur de la taille dans un geste généreux.

inviteEmbrasser largement l’horizon.

des pauvres, des infirmes, des boiteux, des aveugles, En alternant à droite et à gauche, faire des gestes amples en ouvrant de plus en plus les bras.

et heureux seras-tu JOIE : Les bras et mains repliés sur la poitrine s’ouvrent vivement vers l’avant et le haut.

ils n’ont pas de quoi te rendre en retour, NEGATION : Les avant-bras se décroisent.

car il te sera rendu en retour Les mains jointes en coupelles descendent jusqu’au niveau de la taille

à la résurrection Les mains, doigts vers le haut partent du sol et montent en s’ouvrant, évoquant le surgissement.

des justes les bras s’ouvrent alentour en direction de ceux qui sont là.

Commentaires

Contexte

L’épisode se situe dans la demeure d’un notable pharisien où Jésus a déjà guéri un malade (Lc 14, 1-6). Puis, Il fait ses observations sur le rituel d’un banquet, sur le choix des places et des invités. Ce passage est suivi de la parabole des invités (Lc 14, 15-24).

Dynamisme

Dans le contexte d’invitation à un repas, ce passage évoque deux situations possibles pour celui qui invite : la réception entre proches, dans le domaine privé (marqué dans le texte par les pronoms possessifs, les « tes » ), où chacun est enfermé dans des façons mondaines et des automatismes de réciprocité (soulignés  par la ritournelle de la musique et le va-et-vient des gestes). Et une situation d’ouverture, où l’on invite délibérément les exclus. C’est une vraie béatitude Les gestes font sentir ces deux situations contrastées : Dans la première situation, les gestes ramènent à soi ; ils rétrécissent et enferment jouant l’accumulation et mettant celui qui invite au centre ; nous sommes là en position d’étouffement. Dans l’autre, les gestes sont larges et ouverts : ils décentrent, ils préparent à l’accueil d’un don et nous suggèrent la largesse de Dieu.

Quelques suggestions d’utilisation

Dans la liturgie dominicale, ce texte est lu le 22° dimanche du temps ordinaire, Année C. Ce passage peut convenir autour des thèmes : Frères – Pauvres - Royaume.