La femme quand elle enfante

Jn 16, 21

La femme quand elle enfante

Texte

> La femme, <> quand elle enfante < > a de la tristesse, <
> parce que vient < > son heure. <
> Mais quand elle a fait naître l’enfant, < > elle ne se souvient plus de son angoisse <
>dans la joie < > qu’un homme soit né < > dans le monde. <

Premières notes

Gestes

La femme HUMAIN : L’avant-bras droit se dresse sur le côté, paume vers l’arrière.

quand elle enfante ENFANTER : Les mains fermées partent du ventre et s’ouvrent en descendant.

a de la tristesse Les mains se rapprochent du cou en se resserrant, épaules rentrées.

parce que vient son heure. AUJOURD’HUI : La main droite descend devant le visage, paume vers l’avant.

Mais quand elle a fait naître l’enfant NOUVEAU-NE : les bras font le geste de bercer.

elle ne se souvient plus de son angoisse NEGATION : Les avant-bras se décroisent.

dans la joie JOIE : Bras, mains et doigts s’étendent vivement à partir du cœur vers le haut.

qu’un homme soit né HUMAIN : L’avant-bras droit se dresse sur le côté, paume vers l’arrière.

dans le monde Le bras droit reste dans sa position tandis que la main gauche décrit un grand arc de cercle horizontal au niveau de la taille.

Commentaires

Contexte

Ce verset est situé dans le long discours de Jésus après le dernier repas et le lavement des pieds (Jn 13, 21 – 17, 26). Jésus évoque dans le chapitre 16 son départ, la tristesse des disciples, l’adversité rencontrée dans le monde, mais aussi le don de l’Esprit, son retour et la joie imprenable des disciples.

Dynamisme

Les douleurs de l’enfantement et la naissance qui suit, évoquent la mort de Jésus et son retour. La tristesse et l’angoisse d’une femme qui enfante, sont comparables à celles qu’éprouvent les disciples devant le départ de Jésus. Ils sont suivis de la naissance accompagnée de joie : les disciples sont invités à voir plus loin que l’épreuve et à élargir leur regard au monde. Nos gestes accompagnent ces passages, de la tristesse à la joie, d’un enfant né à un homme debout, dans le monde.

Quelques suggestions d’utilisation

Ce texte peut être utilisé pendant le temps de la Passion et dans tout temps de prière en situation d’épreuve, de passage à faire, d’espérance à réveiller. Il peut être utilisé en lien avec les thèmes : Souffrance – Epreuve – Passion - Espérance – Joie - Disciples.

Etude

A qui s’applique cette parabole : à Jésus qui entre dans sa Passion, aux disciples qui vont entrer dans ce « scandale » ? « elle ne se souvient plus de la douleur » traduire plutôt « de son épreuve » le mot grec « qlipsis – tlipsis » signifie épreuve, détresse. On retrouve ce même mot en Ap 7,14 (la grande épreuve) qui est également un texte sur un « passage ».