Lettre d’information n°35 – Novembre 2020

Chers amis

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais en ces temps chamboulés et déboussolants,

je crains que mon cœur ne soit atteint du « syndrome de la girouette », passant en un éclair, de l’inquiétude, du doute, de la peur, de la colère même, à la confiance, à la tendresse et à la gratitude …

Alors je me pose la question «  de quoi as-tu vraiment le plus besoin pour continuer, vaille que vaille, le chemin particulier qui est le tien, que Dieu t’a proposé et que tu as librement choisi ? »

Un mot me vient au cœur «  la douceur ». Oui, c’est cela, en ce moment j’ai vraiment besoin de douceur.

Je la sais pourtant là, parfois tapie dans l’ombre, elle m’attend, elle m’est donnée à profusion… Pourquoi ne vais-je pas plus souvent puiser à sa source ? Je repense à ce que disait Françoise un soir de relecture d’une rencontre Diaconie : « Cela me fait toujours du bien de partager comment résonnent en nous les paroles de Jésus à travers les récitatifs, ma foi s’incarne et je trouve un sens nouveau au texte.  Chacun donne de lui-même… Je m’allume de l’intérieur ».

Et me vient alors le doux geste de la compassion/ miséricorde dans les récitatifs de la Mesure, du Magnificat, celui du doux regard de Dieu « sur la petitesse de sa servante », de « la voix du fin silence », du « tu as du prix à mes yeux et moi je t’aime »… et bien d’autres encore.

Et je me surprends à me les murmurer et à me les chanter à n’importe quelle heure avec beaucoup de gratitude envers Celui qui m’offre tant de douceur à mettre dans ma besace pour que je continue ce pour quoi je suis ici- bas. Et ce trésor m’est bon !  

Quels cadeaux ces récitatifs ! Nous sommes chanceux et bénis de les avoir. A nous de les partager généreusement à ceux qui nous entourent.

Que notre marche vers ce Noël 2020 si particulier soit pleine de moments où nous saurons reconnaître et apprécier la douceur de Celui qui nous aime si fort et qui ne nous veut que du bien, pour être toujours plus ajustés à ceux qui passent de très durs moments.

Avec mon affection fraternelle,

Yolaine